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JBG: Bruxelles vient de suspendre pour quatre mois...
07, July

JBG: Bruxelles vient de suspendre pour quatre mois...

đŸŸ„ Bruxelles vient de suspendre pour quatre mois (jusqu'au 10 aoĂ»t) la loi interdisant les rĂ©seaux sociaux aux moins de 15 ans, par un avis circonstanciĂ© que j'ai pu obtenir. Deux enseignements, aussi accablants l'un que l'autre. D'abord, l'amateurisme du lĂ©gislateur. La Commission ne parvient mĂȘme pas Ă  Ă©tablir si le texte impose la moindre obligation aux plateformes : « il ne ressort pas clairement du libellĂ© ». Le dispositif confie Ă  l'Arcom un contrĂŽle qu'elle exerce dĂ©jĂ  — la loi SREN de 2024 l'ayant dĂ©signĂ©e coordinateur DSA. Verdict de Bruxelles : « double emploi » et « insĂ©curitĂ© juridique ». Quant Ă  la fameuse liste noire, ses critĂšres « restent Ă  dĂ©finir » : on vote d'abord, on saura plus tard ce que l'on interdit. Et Paris a rĂ©pondu aux questions de la Commission avec « un retard considĂ©rable ». On lĂ©gifĂšre sur un totem, sans maĂźtriser ni le droit europĂ©en dĂ©jĂ  harmonisĂ© — le texte « empiĂšte » sur les articles 56 et 58 du DSA — ni sa propre lĂ©gislation. Ensuite, la captation par la Commission. Le raisonnement est limpide : vous pouvez fixer un Ăąge minimal, geste symbolique, mais vous ne pouvez rien imposer aux plateformes, car ce champ relĂšve de « l'harmonisation maximale » du DSA (art. 28, 34, 35). Traduction : la protection des mineurs, oui — mais opĂ©rĂ©e par nous. Pendant ce temps, la Commission dĂ©ploie son propre « Blueprint » de vĂ©rification d'Ăąge, ses lignes directrices, son groupe d'experts convoquĂ© par la prĂ©sidente, son portefeuille d'identitĂ© numĂ©rique. La prĂ©rogative migre, en douceur et par la procĂ©dure, du parlement national vers l'exĂ©cutif supranational. Le vertige tient Ă  la synthĂšse : c'est l'incompĂ©tence française qui offre Ă  Bruxelles son prĂ©texte. Un texte mal ficelĂ© appelle mĂ©caniquement la rĂ©ponse « seule l'Union peut agir ». Nous cumulons le pire — des parlementaires impuissants et une Commission irresponsable devant les Ă©lecteurs — l'une et l'autre invoquant l'enfance pour lĂ©gitimer leur pouvoir, sans qu'aucune ne protĂšge un seul enfant.
JBG: Bruxelles vient de suspendre pour quatre mois...
https://x.com/j_bg/status/2074525133281087567
JBG: Le taux Ă  10 ans de la France...
16, August

JBG: Le taux Ă  10 ans de la France...

Le taux Ă  10 ans de la France se rapproche des 4% ! Paris emprunte dĂ©sormais Ă  un coĂ»t supĂ©rieur Ă  celui de l'Italie, l'Espagne et mĂȘme de la GrĂšce. La prioritĂ© des prioritĂ© est la dette publique @GabrielAttal . En vous acharnant, vous vous disqualifiez. À quand un rĂ©fĂ©rendum sur les retraites, la baisse du nombre de fonctionnaires, la suppression de toutes les agences de l'Etat inutiles, les dotations aux associations, l'AME, etc ?
JBG: Cette photo de Maximilien Lamy...
27, July

JBG: Cette photo de Maximilien Lamy...

Cette photo de Maximilien Lamy fait le tour du monde. Et pour cause : elle résume à elle seule tout le paradoxe de notre époque. Le confort. Le déni. La résignation devant l'apocalypse qui se donne en spectacle. Une femme photographie l'incendie avec son téléphone. Et nous, nous regardons cette photo depuis nos téléphones. La mise en abyme est totale. Dramatique. Nous contemplons ce que nous refusons de voir. Cette image sera vue des centaines de millions de fois. Elle sera ressortie à chaque fois qu'il faudra dénoncer l'incurie de la prévention, l'inaction devant le danger, le cynisme de ceux qui sont responsables et qui ne font rien. Une image vaut mille mots. Celle-là signe la fin du monde que nous avons connu. Reste une question : sommes-nous acteurs ou spectateurs de notre destin ?
JBG: Dans une démocratie libérale...
20, July

JBG: Dans une démocratie libérale...

Dans une dĂ©mocratie libĂ©rale les mĂ©dias auraient confrontĂ©s les politiques Ă  leurs mensonges. LĂ s, ils protĂšgent la main qui les nourrit en diffusant des fake news tout en prĂ©tendant que c’est X qui les fait naĂźtre. L’époque est grotesque. « Relisez ça lentement. On a perquisitionnĂ©, avec le concours d'Europol, les bureaux de la plateforme la plus transparente de l'histoire des rĂ©seaux sociaux, pour une manipulation que son propre code permet Ă  quiconque de vĂ©rifier ou de dĂ©mentir. Pendant que les vraies boĂźtes noires, celles qu'aucun juge ne peut ouvrir, prospĂšrent tranquillement. »
JBG: Antonio Gramsci, marxiste italien...
18, July

JBG: Antonio Gramsci, marxiste italien...

Antonio Gramsci, marxiste italien, thĂ©orise dans les annĂ©es 1930 le concept d'hĂ©gĂ©monie culturelle. Son intuition est limpide : pour transformer durablement une sociĂ©tĂ©, la prise du pouvoir politique ne suffit pas. Il faut conquĂ©rir la culture, l'Ă©cole, la presse, les arts, l'Ă©dition : tout ce que Gramsci appelle l'« appareil culturel » de la sociĂ©tĂ© civile. Une classe dominante n'est pas seulement celle qui contrĂŽle l'État ou l'Ă©conomie ; c'est celle dont la vision du monde devient l'Ă©vidence partagĂ©e, le sens commun, l'horizon naturel. Cette stratĂ©gie, la gauche française l'a effectivement mise en Ɠuvre, et avec un succĂšs remarquable. À partir des annĂ©es 1960, dans le sillage du Plan Malraux et de la rupture culturelle de Mai 68, elle conquiert mĂ©thodiquement les institutions de production du sens : le CNRS, l'universitĂ©, les Ă©coles de cinĂ©ma (FĂ©mis, Louis-LumiĂšre), les comitĂ©s de lecture des chaĂźnes publiques, les directions de festivals (Cannes, FIDMarseille, LumiĂšre), les commissions du CNC, les rĂ©dactions de la presse culturelle (du Monde aux Cahiers du cinĂ©ma), les conseils d'administration des théùtres nationaux, les directions de musĂ©es. En 1981, l'arrivĂ©e de Jack Lang au ministĂšre de la Culture consolide juridiquement et financiĂšrement ce qui Ă©tait dĂ©jĂ  acquis culturellement. Lang avait compris que le pouvoir culturel Ă©tait plus durable que le pouvoir politique. On perd une Ă©lection, on ne perd pas France 2. Le systĂšme qu'il a mis en place ne reposait pas sur des ordres donnĂ©s aux rĂ©dactions — il reposait sur la sĂ©lection des dirigeants. Nommer les bonnes personnes aux bons postes, et les laisser nommer les leurs. Le reste suit mĂ©caniquement 👇
JBG: Pendant prĂšs de 40 ans...
11, July

JBG: Pendant prĂšs de 40 ans...

Pendant prĂšs de 40 ans, l'Arcom a fichĂ© les personnalitĂ©s politiques selon des critĂšres secrets — sans jamais les informer, ni lorsqu'elles entraient dans son rĂ©fĂ©rentiel, ni lorsqu'elles en sortaient. Il aura fallu que nous lancions http://tousfiches.com il y a quatre mois, et la pression de 3 500 saisines, pour que l'Arcom consente enfin Ă  publier ses critĂšres... qui l'enfoncent encore plus ! Nous sommes toujours les seuls Ă  publier le rĂ©fĂ©rentiel des 1507 personnalitĂ©s fichĂ©es qu'elle n'a, elle, jamais rĂ©vĂ©lĂ©. Nous avons Ă©galement analysĂ© les relevĂ©s de 15 000 heures d'antenne et croisĂ© les temps de parole de 25 000 personnalitĂ©s — Ă©lus comme intervenants dans les mĂ©dias. Le rĂ©sultat est sans appel : nous avons bĂąti un modĂšle statistique qui explique 98 % du temps de parole. Or ce modĂšle Ă©pouse presque parfaitement la rĂ©partition des siĂšges Ă  l'AssemblĂ©e nationale. Autrement dit, le systĂšme est verrouillĂ© sur les forces dĂ©jĂ  installĂ©es, et il explique mathĂ©matiquement pourquoi jamais un nouveau parti ne peut Ă©merger. LĂ  encore, l'Arcom n'a toujours pas publiĂ© sa formule, mais l'Ă©vidence est lĂ  : ce qu'elle dĂ©fend, ce n'est pas le vrai pluralisme des courants de pensĂ©e. L'Arcom n'est pas l'autoritĂ© indĂ©pendante qu'elle prĂ©tend ĂȘtre. Tout le monde, dans les mĂ©dias, en est intimement convaincu. Nous l'avons prouvĂ©. C'est une officine politique qui avance masquĂ©e sous les habits de la respectabilitĂ©. Elle doit ĂȘtre rĂ©formĂ©e d'urgence. Rejoignez-nous sur http://flammeliberte.com en signant notre manifeste pour la LibertĂ© d'Expression. Nous ne reculerons devant aucun obstacle et nous obtiendrons grĂące Ă  vous de nouvelles victoires pour restaurer la dĂ©mocratie.
JBG: LE CREPUSCULE D'UN RATÉ...
30, June

JBG: LE CREPUSCULE D'UN RATÉ...

LE CREPUSCULE D'UN RATÉ — On a appris dans Le Monde, qu'Emmanuel Macron avait imaginĂ© un dispositif inĂ©dit sous la Ve RĂ©publique : inviter des Ă©crivains Ă  suivre ses dĂ©placements officiels, Ă  entrer dans le premier cercle, Ă  assister aux Ă©changes entre chefs d'État, lĂ  oĂč les journalistes accrĂ©ditĂ©s Ă  l'ÉlysĂ©e sont, eux, tenus Ă  distance et privĂ©s de la moindre question. « Et mes acclamations ?! et mon enthousiasme ??! » — Don Salluste (Louis de FunĂšs) dans La Folie des Grandeurs (1971). Emmanuel CarrĂšre au G7 canadien, Wajdi Mouawad ailleurs, et, pour faire bonne mesure, des influenceurs comme Tibo InShape : voilĂ  ceux Ă  qui le chef de l'État confie dĂ©sormais le rĂ©cit de ses « derniĂšres fois » — dernier 14 Juillet, derniers vƓux, derniĂšre rencontre avec le pape. Le prĂ©sident est obsĂ©dĂ© par la trace qu'il laissera, sa legacy selon le terme d'Emmanuel Macron lui-mĂȘme, et il part du principe qu'une grande plume « imprimera » davantage qu'un article de presse pourtant dĂ©jĂ  trĂšs peu critique. Le politologue Roland Cayrol y voit la vieille rĂ©vĂ©rence française pour les lettres, l'idĂ©e qu'on monte d'un cran dans la hiĂ©rarchie des prestiges en remplaçant le reporter par le romancier. Posons donc la vraie question, celle que ce théùtre soigneusement Ă©clairĂ© cherche prĂ©cisĂ©ment Ă  Ă©viter : pourquoi un prĂ©sident aurait-il besoin de faire Ă©crire sa lĂ©gende par d'autres, s'il Ă©tait sĂ»r de son bilan ? Un dirigeant confiant dans son Ɠuvre n'a pas peur du journaliste : il s'y soumet, parce qu'il sait que les faits plaident pour lui. Celui qui, au contraire, organise la mise en scĂšne de sa propre postĂ©ritĂ©, qui trie ses chroniqueurs et choisit ses admirateurs, trahit une inquiĂ©tude plus profonde. Le rĂ©cit n'est pas convoquĂ© pour cĂ©lĂ©brer un rĂ©sultat ; il est convoquĂ© pour en tenir lieu. C'est l'aveu d'un homme qui pressent que le livre de comptes, lui, ne parle pas en sa faveur. Or ce livre de comptes existe, et il est public. Il suffit de le lire : le bilan d'Emmanuel Macron, c'est un Ă©chec total. En 2017, le candidat Macron promettait de « libĂ©rer l'Ă©conomie », de dĂ©brider les forces vives, de rĂ©concilier la France avec la crĂ©ation de richesse et l'emploi. PrĂšs de dix ans plus tard, voici le solde. La dette publique a atteint 115,6 % du PIB Ă  la fin 2025, soit prĂšs de 3 460 milliards d'euros selon l'Insee et Eurostat. La Cour des comptes prĂ©voit qu'elle franchira 118,6 % en 2026. Entre 2019 et 2025, elle a progressĂ© de plus de 17 points de PIB — la deuxiĂšme plus forte hausse de toute la zone euro, alors que la moyenne de nos partenaires est restĂ©e quasi stable. La France est dĂ©sormais le troisiĂšme pays le plus endettĂ© de l'Union, derriĂšre la seule GrĂšce et la seule Italie, et trĂšs loin devant l'Allemagne, sous les 64 %. Le dĂ©ficit public, autour de 5,4 % du PIB en 2025, demeure le plus Ă©levĂ© de la zone euro. La dĂ©pense publique culmine Ă  57 % de la richesse nationale, un record continental. Le tout sans que la pression fiscale n'ait reculĂ© : les prĂ©lĂšvements obligatoires se sont Ă©tablis Ă  43,6 % du PIB. Autrement dit, on a dĂ©pensĂ© toujours plus, taxĂ© toujours plus, et empruntĂ© toujours plus — l'exact contraire du programme libĂ©ral affichĂ© en 2017. Bruxelles ne s'y est pas trompĂ©e : la France est sous procĂ©dure pour dĂ©ficit excessif depuis juillet 2024, l'Ă©chĂ©ance de correction ayant dĂ» ĂȘtre repoussĂ©e Ă  2029. Les marchĂ©s non plus : le taux des obligations françaises Ă  dix ans s'est hissĂ© au voisinage des taux italiens et grecs, signe que la signature de la France inspire dĂ©sormais la mĂȘme dĂ©fiance que celle des pays qu'elle prĂ©tendait dĂ©passer. À cette dĂ©bĂącle comptable s'ajoute une dĂ©bĂącle institutionnelle. La dissolution de juin 2024 a ouvert une instabilitĂ© chronique : Premiers ministres successifs, gouvernements suspendus Ă  la menace permanente d'une censure, budget 2026 incapable d'ĂȘtre votĂ© dans les dĂ©lais, contraint d'ĂȘtre suppléé par une loi spĂ©ciale, puis brandissant Ă  son tour la menace d'une nouvelle dissolution. Un pays qui ne parvient plus Ă  se doter d'un budget dans les formes ordinaires n'est pas un pays bien gouvernĂ©. C'est le verdict, sans appel, de Roland Cayrol : sur le plan intĂ©rieur, « un Ă©chec total ». Ceux qui voudront sauver l'hĂ©ritage le feront sur le bilan de politique Ă©trangĂšre et europĂ©enne moins catastrophique que le reste s'il en est. Mais un prĂ©sident de la RĂ©publique française est d'abord comptable de la France. On ne gouverne pas un peuple par des sommets et des tribunes au Guardian. La diplomatie ne rembourse pas la dette, ne rĂ©industrialise pas un territoire, ne rĂ©concilie pas une AssemblĂ©e ingouvernable. Faire reposer une dĂ©cennie de pouvoir sur le seul registre international, c'est prĂ©cisĂ©ment l'aveu que le reste n'a pas tenu. Et c'est bien pour cela qu'il faut des Ă©crivains : pour broder sur l'Ă©tranger ce que l'intĂ©rieur ne permet plus de raconter. Reste le plus grave, qui n'est pas Ă©conomique mais civique. En substituant le romancier admiratif au journaliste tenu Ă  distance, l'ÉlysĂ©e ne se contente pas de soigner une image. Il continue d'affaiblir notre dĂ©mocratie. Un pouvoir qui choisit ses chroniqueurs, qui distribue l'accĂšs au mĂ©rite de la complaisance et refuse la question au nom de la grandeur du moment, installe un prĂ©cĂ©dent que ses successeurs reprendront. On a raison d'y voir un danger : ce n'est pas un caprice de communicant, c'est une atteinte Ă  l'idĂ©e mĂȘme de contre-pouvoir. « Viva Don Salluste. Viva notre bienfaiteur. OlĂ© »