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Rémi Kasprzyk: « Le vrai risque avec l'IA...
13, September

Rémi Kasprzyk: « Le vrai risque avec l'IA...

« Le vrai risque avec l'IA, ce n'est pas la malveillance. C'est la compétence. » Ces mots sont de Stephen Hawking, et dans une période où tout le monde dit n’importe quoi sur l’IA il est peut-être intéressant de creuser la pensée d’un de nos plus grands scientifiques. Hawking ne redoutait pas la machine qui nous haïrait. Il redoutait celle qui, sans nous vouloir le moindre mal, poursuivrait jusqu'au bout un but qui n'était pas tout à fait le nôtre. Son image était simple: vous ne haïssez pas les fourmis. Mais le jour où vous construisez un barrage, et que la fourmilière se trouve dans la vallée à noyer, il ne vous vient pas même à l'esprit de la consulter. C'est ce qu'on appelle le problème de l'alignement. Quand les mecs d’Anthropic vous parlent de danger, vous imaginez tout de suite la révolte des robots. Pourtant il ne s’agira (ou pas) que d’un écart entre ce qu'on demande et ce qu'on voulait vraiment. Il alertait également sur le fait que l'humain évolue biologiquement lentement. Alors qu’un système capable de se réécrire lui-même n'a pas cette limite. L’équivalent de deux courbes qui ne montent pas à la même vitesse. Et pourtant il n'a jamais dit « arrêtez tout ». Il a signé un appel à orienter la recherche, pas à la stopper. Sa formule complète, celle qu'on oublie trop « l'IA sera soit la meilleure, soit la pire chose qui soit arrivée à l'humanité. » Mais rien ne dit laquelle. Car la seule variable, c'est nous. Alors plutôt que de tous flipper comme des cons, devenons pour une fois, juste RESPONSABLES face à l’IA. Vous manquez à ce monde de fous Professeur👇
Rémi Kasprzyk: « Le vrai risque avec l'IA...
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Rémi Kasprzyk: Cette photo mérite absolument...

Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre. Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement. Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire. Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas. Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé. Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin. La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher. Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés. Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse. Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage. 💔🌍

Rémi Kasprzyk: C’est maintenant officiel, nous fonçons droit vers une nouvelle canicule...

C’est maintenant officiel, nous fonçons droit vers une nouvelle canicule. Des milliers de personnes âgées, isolés, malades, parfois seules à leur domicile vont mourir. Voici des jours que nous alertons avec les @Idelencolere sur l’urgence à agir, sur la nécessité de lancer un plan d’urgence sanitaire et de prendre des mesures concrètes pour éviter le pire. Qu’est ce qui a été fait depuis juin? Rien. Nous allons voir, impuissants, nos patients mourir… La canicule de 2003 aura mis en évidence la crise des EHPAD, celle de 2026 va mettre en avant celle du domicile, des personnes isolées et du mal logement. En permettant aux infirmiers libéraux d’être plus autonomes nous aurions pu poser des perfusions d’hydratation en amont des journées à fortes chaleurs pour ainsi éviter le risque de déshydratation, mais nous ne le pouvons pas. Nous aurions pu élargir la consultation infirmière au risque caniculaire et ainsi réévaluer les doses de certains médicaments comme les diurétiques (potentiellement plus dangereux en période de canicule) chez nos patients sans médecin traitant, mais nous ne le pouvons pas. Nous aurions pu travailler avec les CCAS, les équiper en couverture de survie et suite à un diagnostic infirmier, isoler au maximum nos patients fragiles dans des « bouilloires thermiques » mais nous ne le pouvons pas. Nous aurions pu faire plein d’autres choses. Mais nous ne pourrons qu’assister impuissant à la souffrance de nos aînés.