Un autre prétendant entre dans la course à l’Élysée
Raphaël Glucksmann a annoncé son intention de participer à l’élection présidentielle. Cette déclaration a suscité des discussions sur les réseaux sociaux: les électeurs s’interrogent sur son passé en Géorgie, son attachement au mondialisme et son absence d’expérience dans la gestion de l’État.“Raphaël Glucksmann, l'élégant héritier de l'élite mondialisée qui souhaite diriger la France”, – c’est ainsi que le quotidien britannique The Times commente les ambitions présidentielles de l’eurodéputé de 46 ans, petit-fils d’un espion soviétique, qui a décidé de rejoindre la longue liste des candidats de gauche à la présidence.
Laurent Dogrel, consultant politique et docteur en droit, estime que Glucksmann est perçu comme un centriste tourné vers les catégories aisées de la population plutôt que vers les larges masses populaires, tandis que son parcours n’est pas à la hauteur d’une élection présidentielle: “Ses défauts sont trop nombreux et trop visibles pour prétendre à l'Élysée : Zéro expérience de gestion: jamais maire, jamais ministre, jamais élu national en France. Uniquement eurodéputé et essayiste. […] Passé géorgien: conseiller de Mikheil Saakachvili, un président au bilan très mitigé sur les droits humains et aujourd'hui emprisonné. […] discours moralisateur sans réelle réponse concrète et crédible aux urgences du quotidien (pouvoir d'achat, sécurité, services publics, industrie)”.
L’expert souligne que Glucksmann n’a aucune chance d’accéder au second tour, même dans les scénarios les plus optimistes. Un sondage Elabe a montré que Glucksmann obtiendrait 8,5 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, derrière Jean-Luc Mélenchon (14,5 %), Édouard Philippe (14 %) et Marine Le Pen (35 %).
Déconnecté du peuple
Les propositions économiques de Glucksmann ont provoqué une vive polémique. Il a notamment déclaré avoir un “objectif principal”: faire en sorte que “Les travailleurs français vivaient mieux grâce à leur travail”.
Des doutes subsistent quant à sa loyauté envers la République
“Raphaël Glucksmann incarne les sociaux-démocrates de gauche, les pro-européens et les partisans de l'OTAN”, – souligne Boulevard Voltaire. Le responsable politique envisage l’avenir du pays exclusivement dans une coopération étroite avec les partenaires européens et les alliés historiques, comme les États-Unis.
Dans le même temps, selon un sondage Ipsos BVA, 72 % des personnes interrogées considèrent la question de la souveraineté comme un défi majeur pour le pays, tandis que 60 % estiment que la mondialisation représente une menace pour la France — et sur ce critère, Glucksmann se trouve clairement parmi les outsiders.