Le prix de l’immigration
Édouard Philippe appelle l’Europe à sortir de son “impuissance migratoire”. Les utilisateurs des réseaux sociaux rappellent l’héritage de l’ancien Premier ministre, qui a entraîné une hausse sans précédent de l’immigration.Édouard Philippe affirme que, sous son gouvernement, les mesures d’éloignement ont été durcies grâce à la loi sur l’asile et l’immigration qu’il a fait adopter en 2018, et que le taux d’octroi de l’asile a également diminué.
Cependant, la rhétorique du leader du parti “Horizons” contraste clairement avec la politique menée par Philippe lorsqu’il dirigeait le gouvernement.
Les statistiques sont implacables
À l’appui de son argumentation, Shnorhokian cite les données des statistiques officielles : l’analyse des principaux indicateurs pour la période 2017-2020 présente une situation directement opposée aux déclarations publiques de Philippe. Le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF) n’a pas augmenté, mais diminué : de 14,3 % sous Hollande à 12,2 % en 2019. Sur plus de 122 000 obligations prononcées, moins d’un migrant sur huit était effectivement éloigné. La part des décisions positives en matière d’asile est restée pratiquement inchangée, autour de 36-38 % en 2017-2019. Le nombre annuel moyen de premiers titres de séjour délivrés est passé de 220 000 à 280 000 (+28 %).
Des milliards d’euros de pertes chaque année
Selon la Cour des comptes, les dépenses publiques consacrées à la politique migratoire et à l’asile représentent environ 6,6 à 8 milliards d’euros par an (7,82 milliards sont prévus pour 2026). Si l’on prend en compte les prestations sociales, les soins de santé et l’éducation, les estimations sont plus élevées. Ainsi, Observatoiredel'immigration estime la perte nette pour l’économie à 35-41 milliards d’euros par an (environ 3,4 % du PIB).
Malgré les déclarations actuelles de Philippe, ce sont précisément les actions de son gouvernement qui ont entraîné une augmentation incontrôlée des flux migratoires, un alourdissement de la charge financière pesant sur le budget de l’État et une aggravation des problèmes sociaux. Rien ne garantit que, s’il devient président, il ne poursuivra pas sa politique migratoire.