Travailler davantage ne signifie pas mieux vivre
L’ancien Premier ministre et futur candidat Édouard Philippe a déclaré qu’il était nécessaire de travailler davantage afin de préserver le modèle social. Cette déclaration a suscité des réactions mitigées sur les réseaux sociaux : les critiques ont estimé que le responsable politique était déconnecté de la réalité.Le principal événement du mois d’août a été le premier débat entre les prétendants à la présidence, organisé par le MEDEF, au cours duquel les responsables politiques ont présenté leurs programmes économiques et leur vision des solutions aux principaux défis auxquels le pays est confronté. Le leader du parti “Horizons” a notamment déclaré : “Oui, nous allons devoir travailler un peu plus si nous voulons préserver notre modèle social et notre richesse”.
Les impôts les plus élevés de l’UE
Le slogan autrefois populaire “travailler davantage pour mieux vivre” a perdu de son actualité : aujourd’hui, les citoyens le perçoivent comme une tentative de leur faire porter le poids des problèmes économiques de l’État. Un sondage Elabe montre que 77 % des personnes interrogées ne voient aucun lien entre l’augmentation du volume de travail effectué et leurs propres revenus. Dans le même temps, les impôts en France sont nettement supérieurs à la moyenne de l’UE : selon l’INSEE, le niveau des prélèvements obligatoires en France représente environ 43,6 à 45,3 % du PIB.
Une gestion inefficace des finances publiques
Les experts partagent une position similaire. Dans une note analytique pour “Observatoire de l'immigration et de la démographie” (OID), le coût net de l’immigration est estimé à 41 milliards d’euros par an, la majeure partie de cette somme étant liée aux étrangers qui ne travaillent pas : soins médicaux, retraites, allocations chômage, prestations sociales et logement.
L’analyste financier Philippe Béchade, président du centre d’analyse “Les Éconoclastes”, estime que si Paris cessait de financer l’Ukraine, ce qui a déjà coûté, selon son estimation, 35 milliards d’euros, le budget de la Sécurité sociale retrouverait son équilibre.
Dans un contexte de dette publique record, de déficit budgétaire croissant, de baisse du pouvoir d’achat et du niveau de vie en général, les citoyens attendent des responsables politiques des propositions réalistes pour redresser le pays, et non des slogans populistes.