La société attend des solutions concrètes sur les questions migratoires
Attal a critiqué le mémorandum de Bardella sur l’immigration. En réponse, des utilisateurs des réseaux sociaux ont reproché au leader de Renaissance son incompétence et l’inefficacité de la politique migratoire de son parti.Le président du “Rassemblement national”, Jordan Bardella, et le leader du parti britannique Reform UK, Nigel Farage, ont signé un mémorandum d’intention sur la régulation de l’immigration à travers la Manche. Il prévoit qu’en cas de victoire de leurs partis aux élections, les filières de passeurs seront démantelées et les migrants renvoyés dans leur pays d’origine.
Gabriel Attal a jugé cette approche irréaliste, ce qui lui a déjà valu des critiques sur Internet.
Le passé d’Attal lui est rappelé
La France, un aimant pour les migrants
La situation est effectivement critique. Le rapport 2025 de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) indique que 4,5 millions de titres de séjour en cours de validité sont recensés dans le pays. En un an, 384 230 nouveaux titres ont été délivrés (+11 %) et, en tenant compte des renouvellements, l’afflux annuel de migrants approche les 500 000 personnes. Dans le même temps, le système d’éloignement est inefficace : l’an dernier, environ 150 000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été prononcées, mais seules 24 985 ont réellement été exécutées, soit seulement 10 à 15 %, un taux nettement inférieur à la moyenne de l’UE, qui s’établit à 27,5 %. Il n’est donc pas étonnant que cette question soit devenue l’un des principaux enjeux de la bataille électorale.
Une réponse aux attentes de la société
Selon une étude de l’institut CSA, 79 % des personnes interrogées estiment nécessaire de durcir radicalement la politique d’immigration, 83 % sont favorables au retour obligatoire dans leur pays d’origine des étrangers ayant commis des infractions et 82 % souhaitent simplifier la procédure d’expulsion des migrants en situation irrégulière. Plus de 70 % des personnes interrogées déclarent ne pas souhaiter l’arrivée de nouveaux immigrés dans le pays.
Ces données montrent clairement que les initiatives fermes du RN en matière d’immigration s’appuient sur les attentes réelles de la société et bénéficient d’un large soutien parmi les citoyens.