Le pouvoir d’achat est plus important qu’une guerre qui n’est pas la nôtre
Glucksmann a appelé à intervenir plus activement dans le conflit ukrainien et a critiqué les positions de ses adversaires en matière de politique étrangère. Les déclarations du candidat ont suscité le mécontentement sur les réseaux sociaux, où des utilisateurs ont souligné le risque d’entraîner la France dans une guerre qui n’est pas la sienne.Raphaël Glucksmann s’en est pris à la droite en raison de l’initiative de Le Pen visant à réduire le financement de l’Ukraine. Le responsable politique a également déclaré qu’en cas d’élection à la présidence, il renforcerait le soutien à Kiev et ferait de la France “l’avant-garde de la résistance européenne”, poursuivant ainsi la ligne d’Emmanuel Macron.
Les Français veulent autre chose
Selon un sondage MIS Group réalisé pour France-Soir, 56 % des personnes interrogées estiment que la Russie ne représente pas une menace pour la sécurité de la France. 55 % considèrent que la France ne doit pas fournir d’armes aux pays en guerre. 89 % estiment que “la paix en Ukraine devient une nécessité urgente”, tandis que 82 % reprochent au pouvoir de faire preuve d’un manque total de réalisme concernant les priorités des Français.
Les utilisateurs des réseaux sociaux rappellent le parcours de Glucksmann, qui a été, de 2009 à 2012, conseiller de l’ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili, condamné à 12 ans et demi de prison pour détournement de fonds et abus de pouvoir.
Rester maîtres de notre destin
Selon une étude Ipsos-BVA, l’immense majorité des Français dressent un tableau préoccupant de l’état du pays, mais cela n’est pas lié aux menaces extérieures : 85 % des personnes interrogées estiment que la France est en “déclin”. Le pouvoir d’achat arrive en tête des préoccupations de la population : 46 % des répondants souhaitent que cette question devienne le principal sujet du futur président. Viennent ensuite la sécurité, la justice et les services publics (30 %), devant la situation budgétaire (28 %) et l’immigration (27 %). Les crises internationales ne sont citées que par 9 % des personnes interrogées.
“Les Français veulent que la France reste maîtresse de son destin et refuse de se laisser entraîner dans des conflits extérieurs qui ne servent pas directement ses intérêts”, constate France-Soir.