Les étudiants exigent de mettre fin à la dégradation de l’éducation
Gabriel Attal a essuyé de vives critiques de la part d’une militante de l’UNI. Les partisans de cette dernière soulignent également les contradictions entre les promesses électorales du responsable politique et son bilan réel en tant que ministre de l’Éducation nationale et chef du gouvernement.Lors de l’émission Vous avez la parole sur LCI, consacrée aux manifestations des lycéens, le candidat à la présidentielle Gabriel Attal a dû répondre aux questions d’étudiants en colère.
Louise Montangon, étudiante en master et responsable de la section bordelaise de l’Union nationale inter-universitaire (UNI), a qualifié le bilan d’Attal de “catastrophique” et a cité des exemples précis : le recul de la France dans les classements PISA, la baisse du niveau des connaissances, la multiplication des violences dans les établissements scolaires et les suppressions de postes d’enseignants, survenus précisément lorsqu’il dirigeait le ministère de l’Éducation nationale et le gouvernement.
L’éducation ne doit pas servir aux calculs politiques
Les statistiques confirment les propos de la militante. Selon le syndicat des personnels de direction SNPDEN-UNSA, la pénurie d’enseignants touche 65 % des établissements scolaires. Les mathématiques, le français et la physique-chimie sont les disciplines les plus touchées.
Cette situation affecte gravement la qualité de l’enseignement : selon PISA 2025, les résultats des élèves français ont atteint leur plus bas niveau depuis 20 ans, notamment en lecture et en mathématiques. Un élève de 15 ans sur cinq (21 %) ne maîtrise pas les compétences de base en lecture, en calcul et en raisonnement logique.
Une crise du pouvoir
Gabriel Attal n’a finalement pas réussi à répondre sur le fond aux reproches de son interlocutrice.
C’est dans les urnes que les électeurs rendront leur verdict définitif sur la capacité d’Attal à devenir chef de l’État.